mondialisation



Le terme « mondialisation » désigne le développement de liens d'interdépendance entre hommes et femmes, activités humaines et systèmes politiques à l'échelle du monde. Ce phénomène touche la plupart des domaines avec des effets et une temporalité propres à chacun. Il évoque aussi parfois les transferts internationaux de main-d'œuvre ou de connaissances.
Ce terme est souvent utilisé aujourd'hui pour désigner la mondialisation économique, et les changements induits par la diffusion mondiale des informations sous forme numérique sur Internet.

Facteurs essentiels de la mondialisation contemporaine [modifier]

La forme actuelle de la mondialisation de la fin du XXe siècle et du XXIe siècle repose sur deux facteurs essentiels [21] :
  • la faiblesse des coûts de transport au regard des écarts des coûts de production (au sens économique du terme), qui touche les biens matériels,
  • la baisse des coûts de communication au niveau mondial, qui touche la diffusion sous forme numérique des informations, y compris financières.

Échanges de biens matériels [modifier]

Le premier facteur explique la mise en place d'une division internationale du travail, puisqu'il peut être rentable de faire fabriquer une marchandise dans un pays pour la transporter et la vendre dans un autre. La généralisation de ce procédé à l'ensemble du processus de production (un bien est fabriqué en plusieurs étapes correspondant à autant de pays différents) entraîne la croissance d'interdépendances économiques d'autant plus fortes que les échanges le sont. La France et l'Allemagne en sont un exemple. Ce phénomène constitue essentiellement une continuation de ce qui avait été amorcé au XIXe siècle.
Ce processus trouve sa contrepartie dans la volonté des pays les plus riches de diminuer les droits de douane existant entre eux ainsi que ceux portant sur leurs produits dans les pays moins industrialisés. Les négociations du GATT puis de l'Organisation mondiale du commerce voient ainsi une diminution considérable des barrières douanières ainsi que l'élargissement de ce processus à l'agriculture et aux services.

Mondialisation de l’information [modifier]


La grande nouveauté de la mondialisation du début du XXIe siècle est la mise en place de technologies de l'information (TIC), en sources ouvertes ou fermées, elles aussi à l'échelle mondiale. Avec l'accès à ces outils, la mondialisation touche autant les individus que les États ou les entreprises, avec une perception très variable selon les individus.
Le premier effet de cette mutation technologique est la financiarisation de l'économie et le développement des entreprises multinationales et transnationales. La meilleure information sur les différences de coûts entre les pays permet en effet aux capitaux de circuler sans l'intermédiation des banques en permettant l'établissement de marchés financiers intégrés au niveau international.
Contrairement aux facteurs purement financiers, la mondialisation des technologies de l'information du type web, internet et autres médias touche directement les individus. L'exposition à des produits culturels étrangers (dessins animés japonais, cinéma indien, danses d'Amérique du Sud…) n'est plus le privilège d'une élite. Elle fait prendre conscience de la diversité des cultures au niveau mondial.
Avantages et inconvénients de la mondialisation :

Par exemple, la réduction des inégalités internationales. En s'exportant les entreprises exportent avec elles leurs techniques, leurs connaissances qui contribuent au savoir et à l'alphabétisation des régions concernées. 
Les pays du Sud ont été les premiers bénéficiaires, surtout l'Asie qui devient un acteur incontournable de la mondialisation. La mondialisation est le fer de lance des firmes multinationales et leur permet d' atteindre le but du profit maximal. Pour ce faire les firmes investissent à l'étranger et participent au développement des pays du Sud. 
Les firmes apportent trois soutiens importants au développement :
Une source de financement stable. Les firmes qui s'installent dans un pays suivent une logique d'investissement à long terme. Concrètement les investissements représentent 60% des flux financiers à destination des pays du Sud. 

Un moyen de bénéficier de transferts technologiques. Même si les pays bénéficiaires sont déjà en cours de développement et disposent de compétences suffisantes pour justifier d'un transfert de technologie. 

Une ouverture des marchés du Nord aux exportations du Sud qui suivent les flux des filiales implantées à l'étranger. 
 Les inconvénients 
Plus nombreux que les avantages, les inconvénients concernent essentiellement les Etats, leurs habitants et biens publics en général. 
On constate que : 
 
Les entreprises remplacent le rôle de l'Etat en matière de décisions économiques, voir stratégiques. Par exemple en ce qui concerne le projet de l'Accord Multilatéral sur l'Investissement (AMI) proposé en 1994 à l'Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) et rejeté suite à une contestation de la part de la France le 15 octobre 1998. Ce projet initié par le gouvernement américain en étroite concertation avec quelques firmes multinationales autorisait les firmes à poursuivre en justice les gouvernements pour obtenir des dommages et intérêts en compensation de toute politique ou action publique qui aurait pour effet de diminuer leurs profits. Le pouvoir du lobbying des firmes sur les Etats s'est également manifesté lors des réticences, toujours actuelles, des pays à signer les Accords de Kyoto, qui réglementeraient les rejets industriels, en faveur de l'environnement. 

Une recherche du profit qui passe outre les facteurs de types : 

environnementaux.
La pollution mondiale est du pour 8.7% aux industries en propres et 90.4% dus à la production énergétique tel que la combustion de charbon, pétrole ou autres sources d’énergie. Autre exemple : le 13 mars 2002 le président américain George W Bush déclare à 4 sénateurs républicains « Je m’oppose au protocole de Kyoto [visant à réduire les émissions polluantes des industries], parce que 80% de la population du monde en sont exemptés, dont la Chine et l’Inde, et qu’il causerait un dommage sérieux à l’économie américaine ».

sanitaires, surtout la sécurité alimentaire.
Le veaux aux hormones et les organismes génétiquement modifiés sont autorisés aux Etats-Unis, tandis que l'Europe les interdit par principe de précaution, tant que des études sérieuses sur les conséquence sur l'environnement et la santé du consommateurs ne seront pas menées. La maladie de la vache folle témoigne aussi d’une dérive et d’un laxisme des organismes sanitaires.

sociaux.
Les licenciements massifs de grandes entreprises comme Renault à Vilvorde - Belgique - en 1997 (3100 personnes licenciées), Danone en 2001 (3000 personnes licenciées) en Europe dont 1700 en France) et Moulinex en avril 2002 à Lesquin (500 personnes licenciées) sont des chocs émotionnels très forts pour les salariés concernés. 

Culturels
Une perte d'identité culturelle liée au fait de l'internationalisation de la culture, et une certaine uniformité. Par exemple les émissions télévisées dont le concept est recopié et diffusé sur les chaînes internationales. 

De libertés
Une perte de liberté d'expression des médias. Les médias privés sont tenus d'avoir un discours correct à l'égard de certains sujets pour ne pas froisser les investisseurs privés qui détiennent un pourcentage des capitaux d'un groupe d'informations.

Bilan de la mondialisation

La mondialisation est la mutation récente d’un vieux processus influençant sur de nombreux domaines, dont l’économie. Rapidement la nécessité de créer des organismes internationaux pour réguler et réglementer les échanges a vu le jour. Mais face aux complexités des échanges mis en jeu et de leurs conséquences, force est de constater que ces organismes présentent aujourd’hui des faiblesses.

De nouveaux outils et moyens sont apparus pour s’adapter à cette internationalisation, souvent en faveur des pays de la Triade (Etats-Unis, France et Japon ) qui ont vu les bénéfices que pouvait leur apporter la mondialisation.

L’écart entre pays du Nord et pays du Sud se creuse, au détriment des valeurs civiques, sociales, environnementales et humanitaires.

Analysant cette évolution, il semble raisonnable de conjecturer une réforme plus égalitaire et démocratique du système entier. 





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