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Qu'est-ce que le sport ?
Le sport regroupe un large éventail de diverses activitées humaines. Cet éventail est variable selon la définition qui est donnée au terme de "Sport". On peut cependant noter des axes forts : le sport est une activité humaine, qui doit pouvoir être pratiquée comme un loisir, qui est régie par des règles partagées par un grand nombre et qui doit permettre de mettre en compétition, entre eux, les pratiquants d'une même discipline. Une activité à caractère sportif mais pratiquée à titre de loisirs sans but de compétition, telle que la randonnée, pourra ne pas être admise par certains comme un sport ; de même, pour une activité peu physique et principalement cérébrale, telle que les Echecs.
Le terme de "Sport" a pour racine le mot de vieux français desport qui signifie « loisir ». En traversant la Manche, desport se mue en sport et évacue de son champ la notion générale de loisirs pour se concentrer sur les seules activités physiques. La langue allemande admet le terme sport et sa définition anglaise en 1831 ; la France en fait usage pour la première fois dès 1828. Ainsi, depuis lors, le sport n'englobe plus les divers jeux de société ou jeux de l'esprit qui faisaient la joie d'un Gargantua. La multiplication des sports, qui ne date pas d'hier, pose problème à certains. Faut-il admettre les concours de chiens de berger comme un sport ? Vaste problème pour beaucoup, débat d'arrière-garde pour d'autres qui groupent les sports en trois grandes catégories : les sports olympiques, les sports non-olympiques ayant vocation à devenir olympiques, et les autres sports, dit mineurs, dont les concours de chiens de berger. Cette dernière catégorie apparaît hétérogène, mais l'essence même du mouvement sportif ne se situe pas là. Certains mettent alors l'importance sur l'existence de compétitions, mais c'est un faux débat, car le sport de loisirs reste du sport.
Histoire du sport
Le sport est un phénomène quasi universel dans le temps et dans l'espace, et, pour reprendre une maxime byzantine, « les peuples sans sport sont des peuples tristes ». Nombre de phénomènes qui paraissent récents, accompagnent en fait l'histoire du sport depuis l'origine : du professionnalisme au dopage, des supporters aux problèmes d'arbitrage.
La Grèce, Rome, Byzance, l'Occident médiéval puis moderne, mais aussi l'Amérique précolombienne ou l'Asie, sont tous marqués par l'importance du sport. Certaines périodes sont surtout marquées par des interdits, comme c'est le cas en Grande-Bretagne du Moyen Âge à l'époque Moderne, mais ce rappel permanent prouve une chose : la pratique sportive perdurait.
La puissance du mouvement sportif est aujourd'hui considérable. Une fédération internationale comme la FIFA a la capacité de modifier les règlements et d'exiger la mise en application à la planète entière à compter d'une date précise. L'ONU rêve d'avoir un jour cette même capacité d'action. Et nul besoin à la FIFA de rappeler à l'ordre Pierre, Paul ou Jacques, car tout le monde suit le même règlement. Le sport propose ainsi un premier modèle de mondialisation réelle.
À l'inverse de cette structure centralisée à la romaine, notons l'existence d'un mouvement sportif plus indépendant, notamment aux États-Unis. La NBA a des règles particulières et pas question de se mettre sous la coupe de la Fédération Internationale de Basket-ball. Sauf pour les Jeux Olympiques, évidemment, car c'est la FIBA qui est en charge des épreuves. Les joueurs NBA doivent alors jouer selon les règles communes au reste du monde. Le base-ball américain est encore plus caricatural sur ce point, avec les deux ligues qui s'affrontent pour le trophée des World Series : American et National n'ont pas les mêmes règles du jeu !
Le sport est l'une des pierres d'angle de l'éducation humaniste. Les Anciens mettaient déjà sur le même plan éducation physique et intellectuelle. Pythagore était un brillant philosophe qui fut également champion de lutte puis entraîneur du grand champion Milon de Crotone. La Renaissance redécouvre les vertus éducatives du sport et de Montaigne à Rabelais en passant par Mercurialis, tous les auteurs à la base du mouvement humaniste intègrent le sport dans l'éducation. Gargantua est très sollicité à ce niveau !
Chaque époque a son sport-roi. L'Antiquité fut ainsi l'âge d'or de la course de chars. Pendant plus d'un millénaire, les auriges, cochers des chars de course, étaient des stars adulées par les foules dans tout l'empire romain. Le tournoi, qui consiste à livrer une véritable bataille de chevaliers, mais « sans haine », fut l'activité à la mode en Occident entre le VIIIe et le XIIe siècle. Attention à ne pas confondre le Tournoi et la joute équestre, version très allégée du tournoi. La violence de Tournoi cause sa perte, d'autant que le jeu de paume s'impose dès le XIIIe siècle et jusqu'au XVIIe siècle comme le sport roi en Occident. Ce jeu de raquettes embrase Paris, la France puis le reste du monde occidental. Le XVIIIe siècle voit le déclin du jeu de paume et l'arrivée, ou plutôt le retour, des courses hippiques qui s'imposent comme le sport roi des XVIIIe et XIXe siècles. La succession des courses hippiques fut âprement disputée car le nombre des sports structurés augmente spectaculairement dès la fin du XIXe siècle. Le football rafle finalement la mise et est encore aujourd'hui l'incontestable sport numéro un sur la planète.
À ce tableau général, il convient d'apporter des nuances régionales. Ainsi, on remarque que l'ancien empire britannique n'est pas vraiment féru de football ! En revanche, il cultive les autres sports que soutenait jadis la bonne société anglaise, du tennis au hockey sur gazon en passant par le rugby et le cricket. Le cricket a ainsi le statut national dans des pays comme l'Inde ou le Pakistan. De même, l'Amérique du Nord a mis au monde plusieurs sports comme les canadiens hockey-sur-glace et basket-ball et les américains baseball et football américain, parvenant ainsi, provisoirement, à échapper à la vague football (qu'ils appellent soccer). En France, le sport roi de la fin du XIXe siècle est le cyclisme qui garde la palme jusqu'au triomphe du football, entre les deux guerres mondiales. Le rugby espéra bien se mêler a cette lutte, mais son implantion trop régionale était un frein.
Organisation du sport [modifier]
Généralités [modifier]
Le sport se pratique soit au sein d'un club soit hors de tout club. Les clubs sont affiliés à des fédérations. Les clubs organisent les entraînements et mettent leurs moyens à la disposition des compétitions. Les fédérations organisent les compétitions.
La grande majorité des sportifs est composée de sportifs bénévoles, c'est-à-dire d'hommes et de femmes qui pratiquent leur activité sans recevoir aucun salaire en retour. La plupart de ces bénévoles considèrent que c'est à eux de payer les dépenses liées à ce loisir. Ces bénévoles sont dits « amateurs », même si nombre d'entre eux maîtrisent leur technique à un niveau qui leur permet de concourir dans des compétitions internationales.
Certains sportifs perçoivent un salaire en retour de leur activité. Ces sportifs sont dits « professionnels ». La plupart d'entre eux sont sous contrat avec un club. Le football en Europe et le basket-ball aux États-Unis d'Amérique sont deux exemples connus de sports pratiqués par des professionnels.
Entraînements et compétitions
La pratique d'un sport se décompose en trois types d'activités : l'entraînement, la compétition et la récupération.
L'entraînement a pour objectif de former et d'entraîner le pratiquant pour que ses performances augmentent. Pour être bénéfique, l'entraînement doit être réparti sur une succession de séances régulières, progressives et complémentaires les unes aux autres. La compétition a pour objectif de mesurer les sportifs entre eux et de récompenser les meilleurs. Pour de nombreux sportifs, la compétition est le moment le plus fort et le plus agréable de la pratique du sport. Enfin, la pratique d'un sport comprend des phases de récupération et de détente. L'objectif de ces séances est de laisser au corps de l'athlète le temps et le repos nécessaire pour qu'il se remette en état de produire les meilleurs efforts.
Médiatisation
Les compétitions sont des spectacles, mais leur scénario n'est pas écrit d'avance.
Nombre d'entre elles attirent de grandes foules et sont retransmises par les chaînes de radio et de télévision. Il existe depuis 1977 des chaînes de télévision sportives dont l'objet sont la diffusion d'épreuves et d'informations sportives. Certaines sont généralistes et se consacrent à divers sports tandis que d'autres se spécialisent dans une discipline.
Compétences de sportifs
Chaque discipline fait appel à des compétences sportives particulières.
L'équilibre, la force, la motricité, la vitesse, l'endurance, la concentration, le réflexe sont les compétences les plus connues. Certaines disciplines font plutôt appel à une seule compétence alors que d'autres font appel à un éventail de plusieurs compétences.
Le succès dans une discipline dépend de la capacité du sportif à exécuter un geste précis. Certaines discplines consistent à exécuter le geste le plus précis possible en disposant de tout le temps nécessaire à la préparation du geste. Le tir à l'arc est un exemple de ce type de disciplines. D'autres disciplines laisse peu de temps de préparation et le sportif doit ici exécuter son geste de manière spontanée. Le karaté est exemple de ce type de disciplines.
Le football, aussi appelé soccer aux États-Unis d'Amérique, au Japon, au Canada, en Irlande et en Australie (par opposition à d'autres jeux du même nom), est un sport collectif mettant aux prises deux équipes de onze joueurs autour d'un ballon de forme sphérique. C'est le sport le plus pratiqué dans le monde. Bien avant l'apparition du football sous sa forme actuelle dans les public schools anglaises au milieu du XIXe siècle, on pratiquait déjà des jeux de balle au pied, dès l'antiquité. Les Grecs connaissaient diverses sortes de jeux avec une balle, qui se pratiquaient avec les pieds : aporrhaxis et phéninde à Athènes et épiscyre à Sparte. Les soldats chinois également accomplissaient des exercices avec un ballon rond consistant à jongler et effectuer des passes ; pas de buts, pas de vainqueurs, juste un exercice d'entretien physique pour les militaires. À la Renaissance, en Italie, apparaît le giuoco del calcio, dans lequel on peut également voir un lointain ancêtre du football contemporain, d'ailleurs appelé calcio en italien.
Le football trouve ses racines les plus directes dans la soule (ou choule) médiévale, mais il faut attendre les premiers codes de jeu écrits anglais du XIXe siècle (1848) pour voir émerger clairement le sport, qui va très vite devenir universel. La fédération anglaise voit le jour en 1863, et depuis lors, rien ne résiste au rouleau compresseur « football » qui mérite aujourd'hui le titre de sport du siècle (Christian Bromberger).
Le basket-ball ou basketball[1] est un sport collectif de balle, qui se joue à la main. Le but est de marquer plus de points que l'équipe adverse en marquant des paniers, c'est-à-dire en faisant passer le ballon à travers un anneau placé à plusieurs mètres du sol.
Le handball (souvent simplifié en hand) est un sport collectif où deux équipes de 7 joueurs s'affrontent avec un ballon sur un terrain rectangulaire (dimensions : 20 mètres par 40 mètres, ou 19 mètres par 38 mètres) séparé en deux camps. Le nom vient de l'allemand : die Hand (la main) et der Ball (la balle, mot prononcé comme en français. Les premières traces du handball pourraient remonter jusqu'en 1898, au Danemark, sous le nom de « haandbold » ou encore, de manière encore plus ancienne en Tchécoslovaquie sous le nom de « hazena ».[1]
Dans les années 1900, un Irlandais du nom de Casey introduisit un jeu semblable au handball aux États-Unis. Il provoque un tel engouement qu'une compétition aurait même vu le jour en 1919 à Los Angeles.
Cependant, on considère avant tout que le handball est un sport de conception allemande. C'est le professeur Carl Schellenz, de l'Ecole Normale Germanique d'Education Physique de Leipzig, qui propose en 1919 une adaptation du Torball (sorte de « balle au but » pratiqué par les femmes allemandes).[1]. Il créa alors le handball à onze. C'est cette filiation germanique qui explique la prononciation à l'allemande du suffixe « ball » en français.
La Fédération internationale de handball voit le jour en 1928. Le jeu se pratique alors en extérieur, à onze contre onze. Le handball est sport de démonstration aux Jeux de Berlin en 1936. La refondation de la Fédération internationale a lieu en 1946.
La boxe est un sport de combat qui se pratique à un contre un, en recourant à des frappes de percussion, à l'aide de gants. Elle connaît de nombreuses variantes. Ces variantes sont définies par leurs cibles : visage et buste dans la boxe anglaise, visage, buste et jambes dans la Savate boxe française ou la boxe thaï, toutes les parties du corps sauf la gorge, la colonne vertébrale et les parties génitales dans le combat libre ou freefight ; et par les moyens mis en œuvre pour atteindre ces cibles (armes): poings dans la boxe anglaise, poings et pieds dans la boxe française et le kickboxing américain, poings, jambes, genoux et pieds dans le kickboxing japonais, voire coudes dans la boxe birmane et la boxe thaï.
Par opposition à la boxe anglaise, la boxe birmane, la boxe française, la boxe thaï appartiennent à la catégorie dite des "boxes pied-poing".
Il existe plusieurs types de boxes :
la boxe anglaise ou boxe olympique (BO)
la boxe birmane ou Lethwei, superlatif des boxes pied-poing où tous les coups sont permis. Elle est pratiquée d'une manière plus sportive en Occident et surnommée depuis 1959, bando kickboxing (BKB)
la boxe française (ou savate), aujourd'hui "Savate-BF" (SBF)
la boxe chinoise (précisément le San Da en compétition), improprement appelée kung fu (BC)
le kick-boxing américain (KB) et le kick-boxing japonais (oriental rules)
la boxe américaine (également full-contact karaté) (BA) ou (FCK), boxe pied-poing ou tous les coups sont portés au-dessus de la ceinture
la boxe thaï ou muay thaï (BT).
Le combat libre ou freefight qui mélange grappling et boxes pied-poing (FF).
Le Karate-dō (空手道) est connu comme étant un art martial japonais. Cependant, l'origine est okinawaïenne (une île de l'archipel des Ryūkyū, qui a longtemps constitué un royaume indépendant du Japon, au sud de l'île de Kyūshū). En japonais le kanji kara signifie le vide et plus précisément la vacuité au sens bouddhique du terme, te est la main ainsi que la technique que l'on réalise avec la main . On traduit littéralement par « La main vide ». Cependant, à l'origine, karate était écrit avec ces kanjis : 唐手, qui signifient « boxe chinoise » (Tō-De, « la main de Chine »). En 1935, à cause de la montée du nationalisme japonais et pour faciliter la reconnaissance et la diffusion du karate, Gichin Funakoshi (voir ci-dessous) a remplacé ces kanjis par l'orthographe actuelle, pour « gommer » l'origine extra-japonaise.
Le marathon est une course à pied de 42,195 km. Epreuve phare de la catégorie des courses sur route, ou plus largement des courses hors-stade. Le nom vient de l'histoire assez confuse de Phidippidès (ou Philippidès), un messager grec qui aurait couru de Marathon à Athènes pour annoncer la victoire contre les Perses à l'issue de la bataille de Marathon lors de la première guerre Médique en 490. Arrivé à bout de souffle sur l'Aréopage, il y serait mort après avoir délivré son message. L'historien grec Hérodote rapporte une légende différente : lors du débarquement des Perses à Marathon, les Grecs auraient envoyé un messager, Phidippidès, chercher de l'aide à Sparte, à plus de 200 km. Alors que les Spartiates ne répondaient pas, les Athéniens combattirent seuls, avec les Platéens, et c'est un certain Euklès qui aurait parcouru au prix de sa vie la distance entre Marathon et Athènes pour annoncer la victoire. Il semblerait donc que la tradition, qui attribue la course Marathon-Athènes à Phidippidès soit erronée, si Hérodote dit la vérité.

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